Je trouve ça génial !

De plus en plus de personnes se lancent dans la voix off. Jusque là, ce n’est pas un scoop !

Seulement, je constate parmi les personnes inscrites à My VO Business ou en devenir, que les profils ne sont pas toujours étrangers au milieu audiovisuel.
Bien sur, il y a celles et ceux qui font le choix d’une reconversion professionnelle plus adaptée à leurs aspirations personnelles et familiales : comme se dégager du temps pour leurs proches, assouvir un besoin artistique trop longtemps resté enfouit en eux, etc.

Il y a aussi des journalistes (jusque là pigistes), des Projet Managers de sociétés de productions, d’anciens juristes spécialisés audiovisuel qui tentent l’aventure extraordinaire de la voix off.

Si leurs profils sont différents, ils ont tous une lucidité commune : voix off n’est pas juste savoir lire. Tous ont conscience de l’extraordinaire qualité de vie que nous avons en tant voix off avec un peu d’expérience derrière soi.

L’argent ? Allons, soyons honnête : bien sur qu’il y a aussi un intérêt financier dans l’histoire, mais elle demeure seine !

Laissez-moi vous expliquez ça…

Ce que je trouve génial dans tout ça !

Se sentir libre de travailler dans ce qui me motive et me fait plaisir !

Cette phrase n’a l’air de rien, mais elle résume parfaitement la première motivation de notre métier… curieux non ?

C’est aussi vrai que personnel ! La notion de travaille disparait dès que vous faite ce qu’il vous plait ou vous passionne (c’est d’ailleurs le cas pour tout métier exercé avec passion). Faire avec envie un travail décuple votre capacité de « production » devenue (presque) sans limite !

Ces nouvelles voix s’organisent pour préparer leur entrée dans le monde cachée de la voix off. Elles se renseignent avant de s’engager. Cherchent l’information la plus juste, la plus vrai sur le métier. Sur l’aspect financier : ce ne sont pas les tarifs qu’elles regardent en premier ; mais la véracité des forums et le délai que demande le métier pour vivre de sa voix. Elles veulent leur indépendance professionnelle. En d’autres termes : elles ne veulent pas se planter ! Obtenir les bonnes infos métier, connaître les travers, les risques financiers que cela engage et seulement après tout ça : profiter de la vie grâce à leur voix.

Ces nouvelles voix ne recherchent pas un rêve, mais un équilibre où s’investir ; pour une liberté de travailler sainement et sereinement à la maison. Ce n’est pas moi qui vous dirai le contraire, c’est un bonheur incommensurable !

Internet permet aujourd’hui de trouver tout ce dont on a besoin de savoir, seulement tout n’est pas bon à prendre ! Beaucoup d’infos circulent et ne sont pas toujours adaptées aux nouvelles voix. Par exemple, une jeune voix off ne peut pas prétendre le même tarif qu’une voix expérimentée… Certains tableaux tarifaires sont partagés alors qu’ils ne sont pas du tout applicables pour les jeunes voix off ou celles basées en France : résultat, des voix se plaignent de ne pas pouvoir appliquer ces tarifs alléchants ou se font « jeter » par les sociétés de production alors que d’autres viennent tout bêtement de perdre l’opportunité d’un projet pour avoir suivi des chiffres sur un tableau tarifaire qui ne les concernaient pas ! Pfff…

Ces nouvelles voix me rassurent !

Le sérieux de ces nouveaux profils pousse le niveau de notre métier vers le haut. Bien sur, il leur faudra acquérir l’expérience nécessaire, mais leur motivation et leur détermination laissent croire en une formidable compétition ensemble lors des futurs castings !

Je parle bien de compétition et non de concurrence, car je n’ai jamais voulu voir mes homologues voix off comme des adversaires, mais des partenaires…

Tout d’abord parce que je n’ai pas oublié d’où je viens. Moi aussi, j’ai commencé un jour. Je trouverai déplacé de jouer les divas parce que je suis dans l’audiovisuel depuis des années ; je ne trouve aucun mérite dans le temps qui passe… juste de la patience et de la persévérance. Personnellement, ce que je trouve le plus admirable chez un artiste, c’est son humilité.

De « concurrents » à « partenaires »

Comme je vous l’ai dit plus haut dans cet article, je ne vois que des partenaires autour de moi.

Certains projets conduisent plusieurs voix off à travailler ensemble (même sans le savoir) sur un même projet : spots radio, E-learnings, Guides audio, etc.

Comme elles, je travaille avec d’autres voix sur des projets communs. Mais aussi, avec des voix étrangères natives. Lorsque mes clients Français ou étrangers recherchent une voix (autre que le français) pour leur production, ce sont ces voix que je contacte. Avec le temps, nous sommes devenus partenaires (de marché) et complémentaires ! À l’inverse, si ces partenaires de marché reçoivent une demande de leurs clients pour l’enregistrement d’un projet en Français, je suis là pour eux.

Mais au-delà de ce genre de « partenariats », bon nombre de voix préservent leur jardin secret en diluant leurs conseils dans des forums et groupes Facebook à l’image d’un bon samaritain et y trouvent leurs lecteurs (audience). Mais est-ce que ces posts semés sur les réseaux sociaux sont toujours en cohérence avec les compétences de ceux et celles qui les lisent ? Sont-ils toujours adaptés au marché ? Et plus que tout : les propos tenus sont-ils objectifs ? J’ai lu ce genre de publications jusqu’à ce que je m’en lasse…

On trouve encore d’autres recherches d’informations comme : « Comment se former à la voix off ? », « Quel centre de formation choisir ? », etc. Je me suis rendu compte de l’absence totale d’un véritable sujet de fond…

La véritable question c’est : comment on fait après s’être formé pour trouver des clients ? Comment bosser sans se faire jeter par les sociétés de production quand on a peu d’expérience dans la voix off et qu’on démarre ? Sur quelle base tarifaire se fier sans se faire griller ? Bref, comment vivre de sa voix décemment ?

J’ai créé My VO Business

Je ne vais pas répéter ce que j’ai déjà détaillé dans My VO Business. Je dirai simplement que je vous propose ma méthode pour mettre en place votre business voix off en 12 jours, et les stratégies que j’utilise pour vivre de ma voix.

Alors, si vous vous demandez si il est encore possible de vivre de sa voix en 2018 ? La réponse est oui !

La voix off : un métier au centre d’un marché nerveux

Là encore, pour garder une certaine cohérence dans cet article, je parle d’un marché nerveux plutôt que d’un marché concurrentiel (bien qu’il le demeure). Par définition, la concurrence étant le rapport entre plusieurs personnes poursuivant un même but : se disputer une clientèle. J’ai plus de plaisir à regarder mon activité au centre d’un marché nerveux, c’est à dire ultra actif, vigoureux et plein d’énergie. C’est très personnel, mais ce remplacement de terme me change la vision des choses et m’aide à trouver les solutions et les stratégies nécessaires à vaincre les opportunités du marché.

Selon moi, il y a 3 niveaux dans le métier de la voix off. Non, je ne vais pas vous ressortir ce que vous lisez partout et à multiples versions, du genre voix off débutantes, confirmées et expertes. Je veux vous parler du marché (vous y trouverez la place que vous voudrez et celle qui vous conviendra le mieux : chacun sa croix… 🙂 )

Je terminerai cet article sur une notion de marché importante : certaines voix se rendent victimes (pour les deux premiers niveaux que je vais vous détailler) ; de ce fait, ces même voix s’infligent à trouver un autre boulot à côté de la voix off.

Nous avons le niveau 1 : au rayon fruits et légumes.

J’appelle ce niveau parce qu’il regroupe tous les bas prix du métier. Les tarifs low costs proposés et malheureusement encore trop souvent acceptés. Je ne dénonce pas cette pratique. Seulement, il faut être conscient des conséquences du tarif low cost. Ça implique indéniablement un gros volume de commandes pour se dégager un minimum de bénéfices. Ce contexte du marché impose de proposer vos services et d’accepter les offres à moindre coût… ce serait comme exposer vos services à ne pas pourrir (pardon périr) sur le marché et attendre qu’un client vienne vous cueillir…

Niveau 2 : au petit bonheur la chance !

Ce niveau regroupe la majorité des voix actuellement sur le marché. Un site internet qui se montre Pro couplé d’une actualité publiée régulièrement sur leur site et leurs comptes de réseaux sociaux (facebook, instagram, linkedin…) avec un petit panel client sympathique constitué au gré des opportunités qui se sont présentées. Pour schématiser la tactique de ces voix, c’est qu’elles se sont exposées au marché avec tous les moyens possibles qu’elles ont trouvées pour être dans le flux social des sociétés de production, studios d’enregistrements, etc. Ces voix de niveaux 2 publient des newsletters mensuelles en espérant pécher une ou plusieurs opportunités pour le mois à venir… Je ne dis pas que c’est une mauvaise méthode, mais elle est loin d’être suffisante. Les revenus sont variables et ne garantissent pas une base de revenus minimums. Ce serait comme placé vos services en bourse et attendre que le cours (vos clients) achète vos services voix off… Seulement, comme vous le savez, tout va très vite dans la jungle internet. Et ce genre d’informations est relié en masse ! Je sais : ce qui vous différencie des autres compétiteurs c’est votre voix et votre personnalité… Mais avant cela : qui prends le temps de vous écouter ? ou même de vous rechercher si vous n’apparaissez pas dans la première page de recherches Google ? Comme en bourse, vous pourrez saisir de bonnes opportunités, comme en laisser filer de nombreuses sous votre nez… Parce que vous ne pouvez pas savoir ce qui va venir et qu’aucune stratégie n’est en place.

Niveau 3 : la Business Class

Ce niveau est constitué des voix les plus aguerries. Vous savez vendre vos services et les adapter aux besoins de chacun vos clients. Si vous êtes une de ces voix off, vous avez une connaissance solide du marché, mais aussi des autres voix off qui composent le marché, des services qui sont proposés et des tarifs pratiqués (acceptés). Votre communication « sonne Pro » et est en cohérence avec l’ensemble de vos services voix off. Votre expérience vous confère une vision large des opportunités du marché Français et international. Votre travaillez dans un rayonnement global (mondial) qui vous enseigne des pratiques qui fonctionnent dans d’autres pays. Vous connaissez vos clients. Vous avez une stratégie ciblée et possédez des moyens techniques adaptés aux besoins du marché pour répondre aux opportunités quel que soit le type de productions. Vous soumettez vos services au bon moment au bon client. Vous avez la bonne stratégie pour saisir les opportunités payantes (rémunératrices). Vous vivez au pouls du marché. Vous enregistrez des projets variés et n’acceptez plus les propositions low costs parce que votre stratégie vous permet de proposer un tarif professionnel à un public professionnel évoluant dans la même sphère que la votre. Vous avez développé votre style, et savez apporter ce petit détail qui change tout dans la décision du client. A ce niveau, vous vivez de votre voix à temps plein avec le sourire.

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